Exit strategy oui mais

BANQUES CENTRALES

 

27.04.17 - BCE : « Exit strategy », oui mais …

 

 

 

 

 

 

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L’« exit strategy » - ou les stratégies de sortie (ici, des politiques accommodantes) - occupe aujourd’hui les grands esprits, notamment ceux des banquiers centraux, qu’ils estiment nécessaire pour préparer la transition et revenir, à terme, aux niveaux de bilan avant-crise.

 

En zone euro, avec une inflation désormais conforme au mandat de l’institution et des indicateurs de confiance remarquablement forts, que Mario Draghi n’a pas hésité à relever lors de son allocution du 9 mars 2017, la normalisation semble, à première vue, évidente.

 

Toujours lors de sa dernière allocution, M. Draghi semblait démontrer par A+B que son programme d’achat d’actifs avait produit ses effets. Pour autant, malgré des constats positifs sur le front de l’inflation, de la croissance, de la confiance et du marché du travail, l’hésitation est restée toutefois prédominante. En avançant que l’inflation sous-jacente conservait des niveaux faibles et que l’envolée de l’inflation totale était essentiellement le fruit d’une forte contribution de l’énergie – contribution qui devrait s’estomper totalement d’ici la fin de l’année –, le président de la Banque Centrale Européenne opte, finalement, pour la patience et davantage de prudence (« wait and see »).

 

Aujourd’hui, à court-terme, compte tenu du risque politique français – essentiellement celui d’une victoire du parti frontiste de M. Le Pen – rien ne devrait inciter Mario Draghi à s’avancer davantage sur des discours qui pourraient être perçus comme étant hawkish par les marchés financiers. La prise de conscience sur la sortie progressive d’un long épisode de soutien monétaire devait se produire - cette dernière ne se limitant évidemment pas à la BCE ; la FED a en effet mentionné pouvoir s’attaquer à la réduction de son bilan au cours de l’année 2017 tandis que la BoJ a, pour sa part, souligné qu’une sortie du QQE devra bien se poser à un moment-.

 

Alors, même si la conférence de presse de Mario Draghi cet après-midi devrait conserver une tonalité similaire à celle du 9 mars, l’issue du scrutin du 7 mai en France (même dans l'hypothèse d'une victoire du candidat EM) serait à mon sens, un élément encore insuffisant justifier un point d’inflexion sur la position de la BCE à l’égard d’un changement effectif de son orientation monétaire ; excepté l'annonce d'une forward guidance moins propice à une intervention supplémentaire dès le moins de juin, celle d'une réduction du rythme d'achat d'actifs serait très précoce compte-tenu, par exemple, d'une reprise de l'inflation en zone euro, certes observée, mais qui demeure encore très superficielle et, par conséquent, difficile à prévoir une fois les effets de base techniques disparus ...

 

 

Zohra Oualid

@Zohra_1992

 

 

 

 

 

Zohra Oualid

 

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